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Église Saint-Lucien de Méru

L’église Saint-Lucien, construite entre le XIème et le XVIème siècle, est un mélange d’architecture romane et gothique.
Cet édifice est l’archétype des églises ayant connu plusieurs phases de construction. La partie la plus ancienne est une tour en pierre du 12e siècle. Au 13e, le choeur est achevé et au siècle suivant, une chapelle bâtie au nord. Durant le 16e siècle, la nef est dotée d’un bas-côté sud de style gothique et plus tard d’un bas-côté nord de style Renaissance.

Le clocher en bois date également de cette période.

Avant sa prise en charge par la Communauté de Communes des Sablons dans le cadre de son Opération Patrimoine, l’édifice souffrait de plusieurs maux. En effet, ses façades étaient fissurées, son sol affaissé et ses parements étaient en très mauvais état. Les eaux de pluie pénétraient à l’intérieur fragilisant encore davantage l’édifice.


2014 Restauration intérieure

Les entreprises, choisies par appel d’offres, sont intervenues sur l’ensemble des maçonneries intérieures, des charpentes et des menuiseries. La nouvelle installation électrique a permis une belle mise en lumière intérieure de l’église. Point singulier de cette restauration : le remplacement de la voûte en plâtre de la nef par une voûte en chêne en forme de coque de bateau inversé.
La voute du bas-côté nord, très détériorée a, elle aussi, été remplacée par du bois. Enfin, la chaufferie sera mise aux normes cet automne.
"Une restauration, c’est avant tout un projet, un état des lieux d’un édifice.
Quels seront les travaux à envisager ?
Que nous cachent les enduits, les voûtes et les combles ?
Pour restaurer, il faut savoir démonter, nettoyer, réparer, remplacer. L’église de Méru n’avait pas subi de rénovation intérieure depuis 50 ans" nous expliquent Patrick Montillon et Jean-
Pierre Brabant, les deux architectes chargés de diriger ces rénovations.
Outre les dommages du temps, les dégradations sont également dues à la présence des pigeons dont les déjections favorisent la détérioration des ouvrages. Ainsi, près de 10
bennes de fientes et de déchets ont été dégagées des combles. L’humidité est aussi une problématique à prendre en compte : les évacuations d’eaux pluviales ont été modifiées
et pour assainir les murs, les enduits dégradés ont été purgés et recouverts à la chaux.
Selon Patrick Montillon, l’adaptation est le maître mot durant les travaux.
Entre le programme dressé par le maître d’ouvrage et les aléas du chantier, il faut savoir rebondir quand l’édifice révèle des surprises.

Coût de l'opération : 510 000 € H.T.
Entièrement financés par la Communauté de Communes des Sablons.
2001 à 2006 Restauration extérieure en plusieurs phases, en fonction des urgences

Une 1ère phase qui s’est terminée en 2004, s’est concentrée sur l’extérieur de l’église. Ainsi, dans un premier temps l’édifice a été drainé et ses fondations ont été contrôlées afin de le protéger de l’humidité. Par la suite, les façades dont les maçonneries et les appareils de pierre étaient en très mauvais état ont été entièrement restaurées. Les gouttières et les descentes destinées aux eaux pluviales ont été remplacées. Enfin, les vitraux qui présentaient de nombreux désordres et altérations ont été restaurés et de nouvelles portes ont remplacé les anciennes.
La seconde phase qui s’est déroulée entre 2005 et 2006 a consisté principalement en la réfection de la toiture. En effet les couvertures du chœur, des bras Nord et Sud et de la sacristie ont été entièrement refaites. Cette tranche de travaux a également permis de démurer les baies et de réaliser de nouveaux vitraux.

Coût de l'opération : 1 222 000 € H.T. 
Entièrement financés par la Communauté de Communes des Sablons.