Église Saint-Germain de Fresneaux-Montchevreuil

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L’édifice date du 11e siècle. De période romane, la nef ne subsiste qu’en raison de l’arrêt des travaux de la phase gothique visible dans le choeur, les transepts et l’abside. La période Renaissance est présente dans le portail daté de 1538. Des restaurations ont été effectuées au cours des 18e et 19e siècles comme le prouvent les vitraux ou les charpentes. Les travaux portent sur la restauration extérieure générale de l’édifice avec en point d’orgue le clocher qui menaçait de s’affaisser : il a été déposé au sol, renforcé et reposé. Les façades en pierre et en enduit ont été restaurées à l’identique ainsi que les pinacles qui ornent la couverture du choeur.

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Sylvain Beauvais est tailleur de pierre chez Léon Noel, entreprise spécialisée dans la restauration du Patrimoine. "Mon travail consiste à perpétuer l’oeuvre des maîtres tailleurs de pierre qui ont bâti ces églises, en utilisant les mêmes techniques, les mêmes outils et les mêmes matières. Chaque nouveau chantier est une découverte par son caractère unique et les surprises qu’il recèle". L’église de Fresneaux- Montchevreuil a, elle aussi, révélé certains de ses secrets : sous les boiseries du choeur, une litre funéraire a été mise à jour. Cette fresque peinte pour les funérailles d’un seigneur représentait ses armoiries et n’était généralement pas conservée, ce qui fait de cette oeuvre réalisée à même la pierre une rareté. Pour réparer la pierre endommagée, le tailleur de pierre utilise les mêmes instruments que ses prédécesseurs : ciseau, massette, taillant… Sylvain Beauvais : "Au-delà des outils, c’est le coup de main de l’artisan qu’on doit retrouver, la marque de l’outil sur la pierre. L’étape finale consiste à vieillir la pierre, à la patiner grâce à l’ocre pour qu’elle se fonde dans l’ensemble." "A Fresneaux-Montchevreuil," nous explique Alexandre Caussarieu, directeur de l’agence LEON NOEL à Saint-Maximin, "45m3 de pierres ont été utilisés. Il a fallu un an de travaux avec une équipe d’environ 3 à 4 ouvriers". Il ajoute que "le ciment n’est jamais utilisé dans les restaurations d’édifice ancien, car, contrairement aux enduits à la chaux, il empêche le mur de respirer et l’humidité de s’évaporer, risque notable pour la bonne santé de l’édifice."
Coût de l'opération : 1 034 811 € H.T. 
Financés par la Communauté de Communes des Sablons et le le Conseil général de l'Oise (à hauteur de 136 830 €)