Église de l'Assomption de Notre-Dame de Beaumont-les-Nonains

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Comme le prouve le décor en damier et silex des façades de la nef, très répandu à l’époque, l’église remonte au 16e siècle. Le choeur et le clocher sont plus tardifs et datent probablement du 18e siècle. Le porche date de la 1ère moitié du 19e siècle. Les travaux de restauration, financés par la Communauté de Communes des Sablons dans le cadre de l’opération Patrimoine, ont débuté en juillet 2014 et se sont poursuivis jusqu’à l’hiver 2015. La rénovation portait aussi bien sur l’extérieur que l’intérieur. De nombreux corps de métiers étaient présents sur le chantier. Les maçons étaient en charge du ravalement des façades, des contreforts et de la construction d’un nouveau porche, ainsi que de l’assainissement et de la restauration intérieure. Le charpentier a du vérifier l’ensemble des charpentes, renforcer le clocher et équilibrer sa charge sur l’ensemble de l’édifice afin d’éviter d’éventuels affaissements ou fissures. Les couvreurs se chargeaient de la réfection des toitures en tuiles et ardoises et de rénover la croix et le coq. L’ensemble des vitraux, le portail d’entrée et la sacristie ont également été restaurés. Par ailleurs, quatre nouvelles cloches ont été installées à la fin du chantier.

L’entreprise In Vitraux créée en 1926, spécialisée dans la restauration des vitraux anciens a été retenue pour la rénovation de l’église. Elle possède un important stock de verres d’époque qui lui permet de retrouver les teintes et de restituer au plus près l’oeuvre originale. Steeve Dabonneville, cogérant de la société et Germain Bourgeois, meilleur ouvrier de France en 2000, nous ont fait découvrir leur univers. La restauration s’effectue majoritairement en atelier. Au préalable, les maîtres verriers constatent in situ les réparations à faire avant de déposer le vitrail. 2 heures sont nécessaires pour déposer une baie. A l’atelier, c’est là que le vrai travail du maître verrier commence : nettoyage du vitrail, démontage des plombs qui maintiennent les morceaux de verre entre eux, comblement des lacunes en retrouvant la teinte exacte utilisée par les anciens maîtres verriers, pose des nouveaux plombs à l’allant, c'est-à-dire pièce par pièce. Pour reproduire les motifs, la grisaille est appliquée sur le verre avant de le passer au four. Un mastic spécial est utilisé pour assurer l’étanchéité du vitrail. Il ne reste plus qu’à le laisser sécher en atelier. Chaque étape se fait dans le respect du travail réalisé par les maîtres verriers d’autrefois. Au bout d’environ deux mois, le vitrail est remis en place, scellé dans la baie à l’aide de vergettes servant de renfort pour le vitrail. Enfin, une bavette en plomb est posée à la base des baies pour évacuer la condensation intérieure. "C’est un métier artistique, tout est fait main de A à Z"

Coût de l'opération : 311 325 € H.T. 
Entièrement financés par la Communauté de Communes des Sablons.